Conférence IMSI : le métier de syndic de copropriété et son avenir

Nos étudiants du Mastère 1 Paris ont reçu le 6 mai dernier Christian SEIGNOURET, consultant et ancien Directeur de la copropriété du Groupe Foncia, lors d’une conférence au sein de nos locaux. Ils vous présentent ci-dessous le compte rendu de cet entretien.

 

Le métier de gestionnaire de copropriété, autrement dit syndic, consiste à

  • Prendre en charge les biens immobiliers qui sortent d’un lot privatif,
  • Administrer des biens d’équipements, organiser une programmation des gros investissements sur 5 ans, assurer toute la partie comptable et budgétaire (en prévisionnel),
  • Gérer le personnel des biens immobiliers (gardienne),
  • Avoir le pouvoir de police sur le règlement de copropriété (qui peut être considérer comme un contrat entre les copropriétaires)
  • Etre le seul habilité sauf exception à convoquer et animer les AG qui décident, pour l’année, de tout ce qui devra être fait pour les années futures.

 

Selon vous, que deviendraient les copropriétés sans syndics (bénévoles ou professionnels) ?

Il y a eu des  tentatives d’autogestion, la loi prévoit que le mandat de syndic soit exercé par un bénévole. On peut considérer que les syndics sont « intermédiés » à 90%. Le métier ne pourra jamais se passer de syndics, ceux qui y renoncent sont de petits patrimoines et ne correspondent pas au cœur de cible des syndics. Donc en conclusion, ce métier ne cessera pas d’exister.

La loi impose-t-elle trop de contraintes au syndic envers les copropriétaires ?

Oui, ce métier n’a pas su se réformer tout seul pendant des dizaines d’années avec des promesses que ce métier n’a pas toujours tenu, donc la Loi est venu règlementer. Le pouvoir public et les clients n’ont remarqué que ça. Nous nous retrouvons donc dans une surabondance législative.

Si les syndics avaient su faire les choses eux-mêmes, les pouvoir publics auraient desserré ce problème, la loi ALUR est hyper contraignante (mise en concurrence tous les trois ans même quand le client est très content de vous donc malheureusement impact sur les honoraires, la mise en concurrence vient réguler le marché, c’est une forme de règlementation de marché détournée), encore plus que la Loi SRU.

Cependant, on remarque qu’à chaque fois que les mauvaises nouvelles arrivaient sur le plan législatif, c’était le meilleur moyen de se réinventer, on absorbe la contrainte, upui on réinvente le métier et ensuite ça repart sur une période de croissance. Il est encore trop tôt encore pour s’en rendre compte, les choses vont s’améliorer d’elles-mêmes.

Considérez-vous que les obligations prévues par la loi soient une cause de mauvais rapports entre syndics et copropriétaires ?

Non, cela est causé par leur syndic et la relation commerciale qui pose parfois problème. C’est un métier de satisfaction. Ce dernier a une cote auprès du grand public déplorable. C’est très en dessous des assureurs, loin des banquiers, administrateurs de biens.

Cependant, il faut noter que ce métier a un vrai potentiel de progression, on connait les pistes et les handicaps.

Que pouvez-vous espérez des jeunes (nouveaux)  gestionnaires ?

Avoir les qualités évoquées (rigueur, patience,réactivité, diplomatie, compétences juridiques…) et démontrer que l’on ne s’est pas trompé de voie. Un jeune diplômé qui rejoint une entreprise doit évoluer avec l’entreprise. On attend des qualités, humaines essentiellement, donc tout le monde ne peut pas être gestionnaire. On peut arriver avec le meilleur bagage possible ; si le candidat n’a pas les qualités humaines requises, c’est perdu d’avance. Mais attention, le plan de carrière est à dissocier du carriérisme. Ce métier attend des gens ambitieux. Il faut essayer de regarder plus loin parce que c’est possible dans ce métier-là. Ces perspectives sont possibles. C’est un atout essentiel.

En matière de relation copropriétaire / syndic, quelles améliorations peuvent-être apportées ?

Clairement les axes à améliorer sont :

  • La qualité de la relation client qui est inversée : le client vous sollicite mais on ne sollicite jamais son client.
  • La contrainte, qui n’émane pas forcément la loi :  cela peut être le prospect ou le client qui demande telle ou telle chose. Manque de souplesse et d’adaptation dans un monde en pleine mutation. Les choses sont beaucoup trop figées dans ce métier-là.

Lorsque le problème de la satisfaction client est réglé, c’est déjà gagné. Et surtout ne jamais oublier qu’un bon syndic c’est celui qui ne fait jamais parler de lui.

Quelles attentes avez-vous de la part du législateur par rapport aux syndics ?

Le législateur ne fera rien à ce sujet. Mais le métier a besoin d’être testé à l’expérience, tout ce qu’il faut améliorer n’appartient qu’aux professionnels. On va mettre un certain temps à digérer les nouvelles dispositions. Les professionnels doivent montrer qu’ils sont adultes et qu’ils n’ont pas besoin d’un climat d’hyper réglementation pour respecter ou faire évoluer leur profession.

Que représente pour vous le fait de venir animer une conférence à l’IMSI ?

Beaucoup de choses,  j’étais présent dès l’origine au travers de NEXITY partenaire fondateur de l’IMSI,. Nous recrutions énormément de candidats de l’IMSI, et validons la pertinence de ses formations qui ont un coté opérationnel rapide. Votre choix est un bon choix.

A la sortie d’un Bachelor ou d’un master, quels sont les pourcentages d’embauche dans les grands groupes ?

Il est préférable de faire un master mais les grands groupes embauchent énormément dans les deux cas.

Quand on démarre une carrière de syndic, quel est le nombre de lots confiés ?

Un junior, après la période de formation, prend en charge l’équivalent de 600 lots en autonomie totale.

Et  le salaire d’embauche, au départ et à 5 ans ?

Nous sommes dans une moyenne de 25 à 28K annuels, avec la notion de variable. Mais ce sont des postes évolutifs : on ne reste pas 5 ans gestionnaire. Un junior devient très souvent senior et va évoluer sur un poste de principal. Dans les 3-4 ans on évolue sur une fonction principale cadre, sur laquelle on prend en charge des portefeuilles avec une complexité technique, 1400 à 1800 lots. L’évolution de salaire est de 50% : entre 35 et 40 K annuesl en fonction de la boite.

Comment expliquer le fort turn-over dans ce métier ?

C’est un métier à forte contrainte, les gens sont peut-être fatigués du rythme soutenu. De plus, c’est un métier de contact, si ce dernier n’est pas bon, sa pratique devient vite épuisante. Ce n’est pas un métier facile. Mais il n’y a pas de chômage sur ce métier donc le travail existe toujours ailleurs avec d’autres avantages (salaire, mobilité géographique).

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